Cœur brisé par l’espoir : le chemin vers un bonheur retrouvé

**Cœur brisé, chemin vers un bonheur nouveau**

« Adèle, cest fini entre nous ! » lança Thomas dune voix glaciale. « Je veux une vraie famille, des enfants. Tu ne peux pas me donner ça. Jai déposé la demande de divorce. Tu as trois jours pour rassembler tes affaires. Si tu pars, fais-le-moi savoir. Je resterai chez ma mère le temps de préparer lappartement pour le bébé et sa mère. Oui, ne tétonne pas, ma nouvelle compagne est enceinte ! Trois jours, Adèle ! »

Adèle resta muette, sentant le sol se dérober sous ses pieds. Que pouvait-elle répondre ? Cinq années passées à essayer davoir un enfant, trois grossesses terminées en tragédie. Les médecins lavaient assurée quelle était en bonne santé, mais chaque fois, quelque chose avait mal tourné. Adèle vivait sainement, redoublant de précautions durant ses grossesses. La dernière fois, elle sétait évanouie au travail, et lambulance nétait pas arrivée à temps

La porte claqua derrière Thomas, et Adèle, épuisée, seffondra sur le canapé. Elle navait même pas la force de rassembler ses affaires. Où aller ? Avant le mariage, elle vivait chez sa tante, mais celle-ci était morte, et le cousin avait vendu lappartement. Retourner à Saint-Jean, dans la maison de sa grand-mère ? Louer quelque part ? Et son travail ? Les questions tourbillonnaient dans sa tête, mais le temps filait.

Au matin, la porte souvrit, et sa belle-mère, Éliane Moreau, entra.

« Tu ne dors pas ? Tant mieux », dit-elle sèchement. « Je suis venue massurer que tu ne prends rien qui ne tappartient pas. »

« Je ne compte pas emporter les vieilles chaussettes de ton fils », rétorqua Adèle, les sourcils froncés. « Tu veux faire linventaire de mes affaires ? »

« Quelle insolence ! Tu étais si douce autrefois. Cest moi qui ai dit à Thomas, après ta première grossesse, que tu ne pourrais jamais avoir denfant. »

« Cest pour ça que tu es venue ? Alors tais-toi et surveille-moi. »

« Pourquoi tu prends le service à thé ? » salarma la belle-mère.

« Il est à moi, un souvenir de ma tante. »

« Ça va faire vide ici sans lui ! »

« Ce nest pas mon problème. Mais au moins, tu auras un petit-fils. »

« Prends seulement ce qui tappartient ! »

« Lordinateur, la cafetière et le micro-ondes sont des cadeaux de mes collègues. La voiture, je lai achetée avant le mariage. Ton fils a la sienne. »

« Tu as tout ce quil te faut, mais pas denfant ! »

« Ce nest pas ton affaire. Cétait sans doute la volonté de Dieu. »

« Tu ne regrettes rien ? Peut-être que tu as tout fait exprès ? »

« Tu dis nimporte quoi. Je ne peux même pas y penser sans souffrir. »

Adèle regarda autour delle ses affaires avaient disparu. La brosse, le maquillage, les chaussons Elle avait oublié quelque chose dimportant. La présence de sa belle-mère la hérissait. Soudain, elle se souvint la statuette du chat, un souvenir de sa grand-mère. À lintérieur se trouvait un compartiment secret avec des boucles doreilles et une bague, sans valeur mais précieuses à son cœur. Thomas lavait toujours trouvée insignifiante. Lavait-il jetée ? Adèle ouvrit la porte du balcon.

« Quest-ce que tu cherches là-bas ? » gronda la belle-mère. « Allez, prends tes affaires et pars ! »

Elle trouva le chat, tout était intact. Elle pouvait partir maintenant.

« Voici les clés, au revoir. Espérons ne plus jamais nous revoir. »

Adèle se rendit au bureau. Elle était en arrêt maladie, mais demanda un congé.

« Nous sommes avec toi », dit son patron. « Mais sans toi, cest difficile. Trois semaines te suffisent ? Tu restes à Paris ou »

Adèle ferma les yeux, sentant la main de Pierre lui serrer doucement la sienne, comprenant que, après tant de souffrance, sa nouvelle vie ne faisait que commencer.

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