Tu sors tout juste de la maison darrêt et tu prends le chemin vers la vieille maison de ta grand-mère et là, tu tombes sur une petite fille, cachée derrière un rosier, qui garde un secret bien trop lourd pour son âge.
Des hommes font irruption en fracassant la porte dentrée, leurs bottes couvertes de boue du jardin. Derrière toi, tu entends le souffle coupé de la petite Margaux, terrifiée.
Le chef de la bande, lair imbibé de vin, ricane en zieutant ta casquette orange : Un nouveau gardien ? fait-il, narquois.
Tu restes debout, sans broncher : Ce nest pas votre maison. Partez, tout de suite.
Un éclair zèbre le ciel, illuminant les tuiles. Mais lhomme fait mine de ne pas tentendre. Un des sbires fait sursauter Margaux.
Sortez-la, ordonne le chef. Sa mère nous doit quelque chose.
Tu te rappelles alors ce que ta Mamie disait toujours : il faut savoir se tenir droit. Quand le chef sapproche, tu profites du carrelage mouillé et, dun geste rapide, tu le plaques sur la table.
Un autre homme tente quelque chose tu le repousses sans hésiter. Cours, dis-tu doucement à Margaux. Elle détale.
Le chef sort un vieux couteau. Tu saisis son bras, le lui tords, et la lame tombe au sol. Le sang se mélange à la pluie qui entre par la porte. Les hommes reculent, ramenant leur chef dehors sous laverse.
Plus tard, tu retrouves Margaux sous le vieux tilleul, et tu la ramènes à labri. Ils reviendront, chuchote-t-elle.
Oui, réponds-tu. Mais cette fois, ils devront nous affronter.
Vous bouchez portes et fenêtres comme vous pouvez. Jurant sur le portrait de ta grand-mère, tu promets que plus rien ne lui arrivera.
Un soir, une latte branlante révèle une cachette sous le plancher : une boîte en fer remplie de lettres, quelques euros, et des documents prouvant que François Salignac menaçait ta grand-mère pour un bout de terrain.
Margaux le reconnaît : cest bien ce type à la camionnette noire.
La voisine, Mme Lefèvre, confirme que cest Salignac qui a emmené Mamie il y a plusieurs mois.
Le curé du village, labbé Thomas, te remet dautres documents révélant les magouilles de Salignac, et te conseille daller voir une journaliste à Nantes.
Margaux sur la banquette à côté de toi, vous quittez la campagne dans un vieux break bleu. Très vite, plusieurs 4×4 viennent vous coller aux basques sur la nationale, mais tu réussis à les semer.
En arrivant en ville, tu contactes Lucie. Elle examine les papiers, blêmit, et te prévient que tu dois être très prudent, tout est vraiment dangereux.
Margaux note les noms vite fait, liant Salignac à des trafics de terres mais aussi à une sordide affaire de traite.
Lucie comprend quil faut agir immédiatement, avant quil ne se doute de rien.
Cette nuit-là, avec Lucie et un photographe, vous infiltrez un entrepôt. Margaux, planquée, tremble dans lombre. Les gendarmes prêts à intervenir.
Vous vous faufilez, libérez Esperance, et tombez nez à nez avec Salignac.
Ça dégénère, mais les gendarmes surgissent et larrêtent. Esperance et Margaux sont enfin hors de danger.
Au commissariat, on tapprend quon tavait piégé, à lépoque, par le réseau de Salignac.
Quelques semaines plus tard, lenquête menée par Lucie fait tomber toute la bande. Les masques tombent.
Vous revenez au village. Les langues se délient. Maribelle est retrouvée, Julien arrêté. Margaux demande à rester, et Esperance laccueille chez elle.
Les mois passent, le jardin reprend vie, les murs sont repeints. Un soir, Esperance te dit doucement :
Tu ne retrouveras pas le temps perdu, mais tu peux choisir ce qui vient après.
En regardant la maison enfin debout, tu souris :
Plus jamais de silence. Plus jamais denfants oubliés.
Et, doucement, tu commences enfin à respirer.