Une réflexion splendide… qui laisse sans voix

Tu sais, cest une histoire qui ma vraiment touchée, jai pensé à toi en léczytując. Écoute ça.

Il était une fois une femme, Elise, qui vivait depuis longtemps dans une relation très difficile avec son mari, Gérard. Un jour, elle a été victime dun arrêt cardiaque. À ce moment où elle croyait vivre ses derniers instants, un ange est apparu, lui expliquant quen tenant compte de ses bonnes et mauvaises actions, il nétait pas encore lheure pour elle de monter au ciel. Lange lui a proposé de revenir sur Terre pour quelques jours supplémentaires, afin quelle puisse accomplir quelques bonnes actions en plus. Elise a accepté. Elle est revenue chez elle, auprès de Gérard. Tu imagines, leur relation était glaciale ils ne sadressaient plus la parole depuis longtemps.

Elle sest dit :
« Et si jessayais de renouer avec lui ? Cela fait des mois quil dort sur le canapé, jai arrêté de cuisiner pour lui Tiens, il repasse une chemise pour aller au boulot, et si je lui faisais une surprise ? »

Lorsque Gérard est sorti, elle en a profité pour laver et repasser tous ses vêtements. Elle lui a préparé un délicieux dîner, mis des fleurs et des bougies sur la table, puis elle a laissé un petit mot sur le canapé :

« Je pense que tu serais mieux dans notre lit, celui où, par amour, sont nés nos enfants. Le lit dans lequel on se serrait lun contre lautre, quand on avait peur, quand on se soutenait. Cet amour existe toujours, il nous attend. Si tu arrives à me pardonner mes erreurs, rejoins-moi là. »

Ta femme

En écrivant la phrase « Si tu arrives à me pardonner mes erreurs », elle a hésité.
« Non mais, cest à moi de mexcuser ? Cest lui qui est rentré aigri, après avoir perdu son poste à lusine. Cest moi qui ai dû gérer le peu déconomies quil nous restait, affronter ses colères ! Il sest mis à boire, il restait planté dans son fauteuil à râler après les enfants qui voulaient juste jouer. Il me criait dessus dès que je disais que ça ne pouvait plus durer Il a tout ruiné, et cest à moi de mexcuser ? »

En colère, elle a déchiré la lettre Puis elle a entendu la voix de lange :
« Noublie pas : encore quelques actes de bonté, et le paradis tattend. Sinon, tu ny entreras pas »

Alors elle sest posée, et elle a réfléchi.
« Est-ce que ça en vaut la peine ? »
Elle a repris une feuille, réécrit la lettre, et cette fois elle y a mis encore plus de douceur :

« Je nai rien compris à lépoque. Je ne voyais pas ta peur, quand tu as perdu ton travail après toutes ces années de stabilité. Tu devais avoir si peur Je repense à tout ce que tu envisagais pour notre retraite. Jaurais pu taider à réaliser ces rêves, au lieu de te forcer à faire ce métier de chauffeur VTC que tu naimais pas. Je me rappelle de la nuit où, furieuse, jai brûlé tes lettres damour et détruit tes toiles. Ça ménervait que tu restes enfermé, à dépenser le peu quon avait dans de la peinture, ou que tu mécrives des poèmes. Mais vraiment, tes tableaux étaient magnifiques Jaurais dû taider à les vendre. Moi aussi, javais peur. Je ne me sentais en sécurité que tant que tu avais ce boulot à lusine. Je nai jamais vu ta douleur.

Pardonne-moi, mon amour. Promis, à partir daujourdhui, tout sera différent. Je taime. »

Ta femme

Quand Gérard est rentré du travail ce soir-là, il a tout de suite senti que quelque chose avait changé. Lodeur du bon petit plat, les bougies sur la table, sa chanson préférée en fond sonore, et le mot sur le canapé

Elise, sortant de la cuisine avec son plat dans les mains, la vu pleurer comme un enfant. Elle a posé le plat, la rejoint et pris dans ses bras. Pas un mot na été échangé. Ils ont pleuré ensemble. Puis, il la portée jusque dans leur lit. Ils se sont aimés comme au premier jour.

Ce soir-là, ils ont dîné ensemble, ri en racontant des anecdotes de quand les enfants étaient petits. Plus tard, alors quElise rangeait la cuisine, elle a aperçu, par la fenêtre, lange dans le jardin. Elle sest précipitée dehors, les larmes aux yeux :

« Je ten prie, laisse-moi rester encore un peu. Je veux laider à reprendre la peinture, réparer tout ce que jai abîmé. Je te promets quil sera heureux bientôt. Après, jirai avec toi. »

Lange lui a répondu :
« Je nai plus besoin de temmener. Tu es déjà au paradis. Tu las gagné. Souviens-toi seulement de lenfer que tu vivais et que parfois, le paradis est juste là, sous nos yeux. »

À ce moment-là, elle a entendu la voix de Gérard depuis la maison :
« Chérie, il fait frais, viens te coucher. Demain sera un nouveau jour. »

Elle sest dit :
« Oui heureusement, demain sera un nouveau jour. »

Et tu sais, ça ma fait réfléchir :

Toi qui te plains de ce que tu reçois as-tu pensé à ce que tu donnes ?
Toi qui ressens la souffrance as-tu envisagé celle que tu fais endurer aux autres ?
Toi qui reproches aux autres leur ignorance tes-tu déjà jugé toi-même ?
Toi qui condamnes les erreurs vois-tu les tiennes ?
Toi qui te prétends un ami sincère es-tu honnête envers toi-même ?
Toi qui dis manquer de beaucoup vois-tu tout ce que tu as déjà ?
Toi qui critiques le monde as-tu fait quelque chose pour laméliorer ?
Toi qui rêves du paradis as-tu fait un effort pour alléger un peu de lenfer autour de toi ?
Toi qui te dis humble es-tu vraiment modeste ?
Toi qui combats le mal sèmes-tu le bien ?
Toi qui reproches lindifférence montres-tu de lamour ?
Toi qui crains la pauvreté fais-tu bon usage de ce que tu possèdes ?
Toi que blessent les épines plantes-tu des roses ?
Toi qui crains la nuit allumes-tu une lumière ?
Toi qui ne penses quà ta personne prends-tu soin des autres ?
Toi qui te sens petit essaies-tu de grandir ?
Toi qui crains la solitude offres-tu ta présence à quelquun ?
Toi qui as peur de la maladie veilles-tu sur ta santé ?
Toi qui veux la paix luttes-tu vraiment contre les conflits ?

Voilà, ça donne à réfléchir, tu ne trouves pas ?

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