Une magnifique réflexion… les mots nous manquent

Une belle réflexion les mots manquent

Une femme, nommée Clémence Dubois, vivait depuis longtemps dans une relation tendue avec son mari, Antoine. Un soir, elle fit un grave malaise cardiaque. Alors quelle sentait la fin venir, un ange lui apparut. Il lui expliqua quaprès avoir évalué ses bonnes et mauvaises actions, elle ne pouvait pas encore accéder au paradis. Toutefois, il lui proposa de retourner sur terre quelques jours, afin daccomplir les bonnes actions qui lui manquaient. Clémence accepta, et se réveilla chez elle, auprès de son mari.

Mais Antoine, depuis longtemps distant, ne lui adressait pas la parole. Ils vivaient presque comme deux étrangers, et il dormait sur le canapé. Ce matin-là, il repassait sa chemise pour le travail. Clémence eut une idée :

Je devrais faire un pas vers lui. Cela fait des mois que je ne lui ai plus préparé un repas. Il ne dort plus dans notre lit. Il sest enfermé dans le silence Je vais lui faire une surprise.

Quand Antoine quitta lappartement, Clémence se mit à laver soigneusement tous ses vêtements, puis les repassa. Elle prépara un bon déjeuner, dressa une jolie table avec des fleurs et des bougies, puis laissa sur le canapé un petit mot :

« Je pense que tu serais plus à laise de dormir dans le lit que nous partagions autrefois. Celui dans lequel nos enfants sont nés de notre amour. Ce lit où, tant de nuits, nous avons trouvé du réconfort dans les bras lun de lautre. Cet amour existe toujours et nous attend. Si tu parviens à me pardonner toutes mes fautes retrouvons-nous là-bas. »

Ta femme

En terminant la phrase : « Si tu parviens à me pardonner toutes mes fautes », Clémence eut un doute :

Suis-je folle ? Pourquoi ce serait à moi de mexcuser ? Nest-ce pas lui qui rentrait dhumeur massacrante quand il a perdu son poste chez Peugeot, alors quil ne trouvait plus de travail ? Jai jonglé avec nos économies, jai supporté sa colère, son silence. Il sest laissé aller, buvant parfois, passant des heures dans son vieux fauteuil. Il grondait les enfants, qui naspiraient quà jouer. Il criait sur moi quand josais dire que la situation devenait invivable. Pourquoi dois-je tout réparer ?

Dépitée, elle déchira la lettre. Soudain, elle entendit la voix de lange :

Noublie pas : il ne te reste que quelques bonnes actions à accomplir et tu accéderas au paradis. Sinon, il ten sera refusé lentrée.

Clémence resta pensive :

Est-ce vraiment important ?

Finalement, elle reprit une feuille et recommença, y ajoutant des mots plus tendres :

« À lépoque, je nai rien compris. Je ne voyais pas ta peur quand tu as perdu ton travail après tant dannées de stabilité. Tu as dû terriblement souffrir. Je me souviens de tes rêves pour notre retraite, et je réalise aujourdhui que jaurais pu taccompagner à les réaliser, plutôt que de timposer ce travail de taxi que tu détestais.

Je me rappelle, aussi, la nuit où jai détruit tes lettres damour et brûlé les toiles que tu peignais. Jétais en colère que tu tenfermes, dépensant nos sous en peinture ou que tu mécrives des poèmes. Jaurais pu tencourager à vendre tes toiles elles étaient vraiment magnifiques. Javais peur, moi aussi. Je ne me sentais en sécurité que quand tu travaillais à lusine. Je nai pas vu ta douleur.

Pardonne-moi, mon amour. Je te promets quà partir daujourdhui, tout changera. Je taime. »

Ta femme

Ce soir-là, quand Antoine rentra, il sentit aussitôt que quelque chose avait changé. Le parfum dun bon repas chaud flottait dans lair, des bougies illuminaient la table, sa musique préférée jouait doucement, et il aperçut le mot sur le canapé.

Quand Clémence sortit de la cuisine avec le plat principal, elle le vit en larmes, comme un enfant. Elle posa le repas et le serra dans ses bras. Aucun mot nétait utile. Ils pleurèrent ensemble. Antoine la souleva, la porta jusquà leur chambre. Ils refirent lamour avec la même ardeur que le premier jour.

Plus tard, ils partagèrent le dîner, retrouvant le rire en évoquant de bons souvenirs de leurs enfants.

En rangeant ensuite la cuisine, Clémence aperçut par la fenêtre lange qui lattendait dans le jardin. Elle se précipita vers lui, les yeux humides :

Sil te plaît, laisse-moi encore un peu de temps. Je veux laider à recommencer à peindre, je veux réparer ce que jai détruit. Je te promets quil sera bientôt heureux. Après, je viendrai avec toi.

Lange sourit et répondit :

Je nai plus besoin de temmener. Tu es déjà au paradis. Tu tes donné la peine de le gagner. Souviens-toi simplement de lenfer où tu vivais, et sache que le paradis est souvent plus proche que tu ne le crois.

À ce moment-là, la voix dAntoine retentit depuis la maison :

Clémence, reviens, il fait froid. Viens dormir. Demain sera un nouveau jour.

Clémence murmura :

Oui grâce au ciel, demain sera un nouveau jour.

À méditer :

Toi qui te plains de ce que tu ne reçois pas as-tu pensé à ce que tu donnes ?
Toi qui souffres sais-tu combien de souffrances tu causes aux autres ?
Toi qui reproches lignorance aux autres as-tu examiné la tienne ?
Toi qui condamnes les erreurs vois-tu les tiennes ?
Toi qui prétends être un ami sincère les-tu envers toi-même ?
Toi qui déplores le manque vois-tu tout ce que tu possèdes déjà ?
Toi qui critiques le monde quas-tu fait pour le rendre meilleur ?
Toi qui rêves du paradis que fais-tu pour adoucir lenfer autour de toi ?
Toi qui taffirmes humble les-tu profondément ?
Toi qui condamnes le mal fais-tu rayonner le bien ?
Toi qui dénonces lindifférence sais-tu offrir de lamour ?
Toi qui redoutes la pauvreté sais-tu faire bon usage de ce que tu as ?
Toi que blessent les épines plantes-tu des roses ?
Toi qui crains lobscurité allumes-tu la lumière ?
Toi qui te concentres sur toi prends-tu soin des autres ?
Toi qui te sens petit essaies-tu de grandir ?
Toi qui redoutes la solitude offres-tu ta présence à autrui ?
Toi qui crains la maladie prends-tu soin de ta santé ?
Toi qui veux la paix combats-tu les conflits ?
La vraie paix se construit un geste à la fois, dans notre quotidien, en ouvrant cœur et mains vers lautre.

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