Je suis tombé amoureux de Camille au premier regard, dès que je lai vue. Jai tout de suite été séduit par son charme et sa beauté, et je nai pas pu résister à lidée dêtre avec elle. Je me suis senti incroyablement chanceux davoir à mes côtés une femme aussi intelligente, attirante et raffinée, si bien que je nai pas hésité à lui demander sa main.
Nous avons décidé de nous installer ensemble, et Camille ma tout de suite averti quelle naimait pas particulièrement soccuper des tâches ménagères. Elle préférait se concentrer sur sa carrière et souhaitait que nous partagions équitablement les corvées à la maison. Je ny ai vu aucun inconvénient et jai accepté cette proposition, qui me paraissait juste et raisonnable à lépoque, sans savoir ce que lavenir nous réservait.
Nous avons alors réparti les tâches, et Camille ma assuré quelle saurait parfaitement gérer travail et vie domestique. Jai fait confiance à son jugement et je nai pas cherché à mimposer davantage.
Six mois se sont écoulés, et jai constaté que rien ne se passait comme prévu. La vie professionnelle de Camille ne sest pas développée comme elle lespérait : elle travaillait à mi-temps pour une petite entreprise peu connue, avec un salaire irrégulier et des horaires instables. De plus, elle dépensait la totalité de ses gains pour ses propres envies. Pendant ce temps, je travaillais darrache-pied du matin au soir. Malgré cela, Camille sest souvenue à sa manière du partage des tâches et négligeait souvent ses propres responsabilités domestiques.
Au début, elle sacquittait de sa part avec sérieux, mais son enthousiasme a fini par sessouffler. Petit à petit, lappartement sest trouvé envahi par le désordre, des piles de linge froissé apparaissaient un peu partout. À ma grande surprise, elle sest mise à me reprocher de ne pas laider davantage. Son attitude ma profondément affecté. Il métait de plus en plus difficile de jongler entre mes obligations professionnelles et la gestion de la maison. Pourtant, dès le début, nous étions convenus dun partage équilibré des responsabilités.
Jai espéré que les choses sarrangeraient après la naissance de notre enfant, en pensant que Camille soccuperait davantage delle-même et de lappartement pendant son congé maternité. Mais la situation na fait quempirer. Il marrive même de me dire que je me porterais sûrement mieux sans elle. À tout cela se sont ajoutées nos disputes incessantes, devenues monnaie courante dans notre vie de tous les jours.
Jessaie de comprendre le point de vue de ma femme et de me mettre à sa place, mais jai sans cesse ce sentiment que mes besoins à moi passent au second plan. Je travaille au bureau, je continue dassumer bon nombre de corvées domestiques et je moccupe de notre foyer. Le seul souhait que jai, cest de pouvoir souffler un peu.
Je me demande ce que fait exactement Camille chez nous pendant ses journées de congé maternité, ce qui lempêche de préparer le dîner ou de ranger la maison. Notre bébé a à peine deux mois et dort la majeure partie du temps. Je me dis quà sa place, je pourrais moccuper de quelques tâches pendant ce temps. Je ne peux mempêcher de minquiéter en imaginant ce que cela donnerait avec un second enfant. Je suis partisan de légalité et du soutien mutuel, mais il me semble que Camille a du mal à concevoir ces notions.
Je ne veux pas voir notre famille se détruire, car jaime profondément notre enfant. Pourtant, jai la nette impression dêtre arrivé au bout de ma patience. Je nai aucune idée de comment continuer dans de telles conditions. Et vous, de quel côté seriez-vous dans cette histoire ?