Quand la peur s’en va

Quand la peur fait ses valises

Maman, je suis rentrée ! lança haut et fort Capucine, en posant soigneusement son sac à dos à côté du paillasson. Elle inspira profondément. Pas facile dapaiser lorage dans son ventre : la traversée retour du collège ressemblait chaque soir à la traversée dun champ de mines. On ne savait jamais sur quoi on allait tomber. Son cœur cognait tambour dans sa poitrine, et ses mains devinrent moites, comme si elle venait de battre un sprint sur les quais de la gare Montparnasse.

Dans le calme solennel de lappartement lyonnais, la voix de sa mère claqua comme un ordre de la gendarmerie :

Et alors ? Cette fois cest quoi ? Encore un onze sur vingt ?

Capucine sursauta de la tête aux Converse délavées, gardant les yeux fixés sur ses baskets. Douze ans tout juste, mais déjà si habituée à cette façon de parler sèche, quelle avait limpression de boiter dans son propre salon, en modelant ses émotions dans un Tupperware bien fermé. Un courant dair froid lui traversa la poitrine, et sa respiration devint saccadée.

Non, maman Jai eu quinze en maths, murmura-t-elle, la voix toute chevrotante. Jai raté la mention très bien à un exercice près

Corinne, sa mère qui feuilletait jusqualors un magazine féminin en mode « je-mennuie-royalement-sur-le-canapé », se leva comme si le carrelage était brûlant. Son visage, dhabitude réservé à la caissière du Monoprix en période de grève, sétait transformé en tableau de la fureur maternelle : sourcils soudés, lèvres réduites à une ligne de métro, et yeux brillants de reproches.

Quinze ? Sérieusement ? Ma fille qui ramène des quinze ? On va croire quoi en salle des profs ? Que jai élevé une fainéante ? Tu veux vraiment que tout le quartier trinque avec mes échecs éducatifs ?

Mais jai bossé chuchota Capucine avec une boule de napolitain coincée dans la gorge. Lexercice était vraiment difficile, maman Jai passé deux heures dessus hier soir

Difficile ! ricana Corinne à la façon dun coach sportif en pleine crise dautoritarisme. Ne me dis pas que tétais encore sur ton fichu portable, non ? Tu trouves toujours bien un moyen de lambiner quelque part !

Sans sommation, elle attrapa le sac de sa fille, le secoua jusquà ce que tout sen évacue comme à la maison de tri cahiers voletant dans lentrée comme des moineaux effarouchés, trousses éventrées libérant stylos et crayons qui séchappèrent en migrant sous la commode. Capucine était clouée sur place, se cramponnant pour ne pas se liquéfier de honte et dimpuissance : elle avait passé deux heures à sarracher les cheveux sur la leçon, elle avait fureté sur Internet, même demandé du secours à un forum dastrophysique qui répond vraiment à tout, sauf à la vie quotidienne des collégiennes lyonnaises

Sa mère nécoutait déjà plus et la poussa vers la porte :

Tant que tu ne sais pas résoudre ce genre dexercices, pas la peine de repasser par ici ! Et les quinze, cest terminé, tu mentends ?

La porte claqua comme le couvercle dune cocotte-minute, et lécho résonna tout au fond du ventre de Capucine. Elle resta plantée sur le palier, ne tenant plus entre ses mains que son cahier de maths rescapé du carnage, miracle des miracles. De grosses larmes, sauvages comme une averse sur le Vieux Lyon, éclaboussèrent la couverture, laissant leurs traces sur le devoir maison.

Pourquoi cest toujours comme ça ? pensait-elle en descendant lentement les marches, comme si chaque marche était minée. Elle se serrait dans ses bras : son manteau était resté à lintérieur, et le courant dair de la cage descalier la glaçait jusquaux orteils.

Son père lui manquait. Lui, il savait amadouer Corinne, la calmer, trouver LA phrase pour faire sourire tout le monde autour de la blanquette du dimanche. Mais là, il bossait sur un chantier, bien trop loin, à Clermont-Ferrand, sur une nouvelle ligne de tram qu’il disait « révolutionnaire ». Il appelait toutes les semaines, promettait des cadeaux, mais au fond, cest sa présence qui manquait la solide, la rassurante, cette moustache qui sentait la lessive.

La première fois que sa mère avait explosé, cétait trois ans plus tôt, sur un quatre en dictée. Corinne était devenue hystérique, lui avait attrapé le poignet si fort quune trace rose était restée.

Tu veux vraiment faire de moi la risée du quartier ? Tu veux que je porte létiquette de la mauvaise mère au marché ?

Panique à bord, Capucine s’était réfugiée dans les bras de son père. Bruno avait piqué une colère ! Il avait enguirlandé Corinne, rappelé que les notes, cest pas toute la vie et que les enfants nétaient ni des machines ni des clones de leurs parents. Le lendemain, dès quil avait filé au boulot, Corinne appela Capucine dans sa chambre.

Si tu oses encore parler à ton père de tes histoires, cracha-t-elle tout bas, en lui serrant lépaule à en faire mal, tu ne te reconnaîtras pas. Tas compris ? Ici tu fais ce quon te dit et tu fermes ta bouche de petite princesse.

Depuis, Capucine préférait ravaler ses larmes et viser la discrétion. Invisibilité de rigueur, perfection obligatoire, mais cela ne suffisait jamais : chaque journée commençait par la fouille du carnet, chaque soir cétait le conseil de discipline. Elle en venait parfois à craindre la clé dans la serrure, à marcher sur des œufs, tout le temps, partout.

Un jour quelle rangeait ses Playmobil, elle entendit par hasard sa mère en pleine discussion téléphonique avec Sandrine, la voisine pipelette. Capucine se glissa entre la porte entrouverte.

Jen voulais pas, denfant, avouait Corinne et pour la première fois, sa voix sonnait plus aigre que le vinaigre. Bruno a insisté, il répétait quune famille sans enfant, ce nest pas une famille. Jespérais avoir un garçon, pour quil soit à lui, et moi jaurais eu la paix. Mais là Capucine, il na plus que ses yeux pour elle ! Moi, il ne me regarde même plus. Je deviens transparente à force.

Mais tu ne vas pas être jalouse de ta propre fille ? sétouffa Sandrine.

Pas jalouse, mais cest elle qui met la pagaille ! On se dispute à cause delle Si seulement elle nétait pas là !

Bim. Comme un coup de pied dans le ventre. Capucine sécarta, la gorge nouée, les yeux embués, et alla senfermer dans sa chambre, la tête dans loreiller pour étouffer ses gros sanglots. Depuis, cétait silence radio et stratégies dévitement, mais la collection de motifs à reproches ne faiblissait pas : fautes bénignes ou grandes tragédies, la chasse était ouverte toute lannée

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Capucine ? Mais quest-ce que tu fabriques ici ?

Une voix douce, ronde comme une madeleine, la fit sursauter. Devant elle se tenait Madame Dufour, la voisine retraitée du premier : des cheveux blancs bouclés en couronne, des yeux aussi chauds que le plaid posé sur ses jambes, et une blouse à fleurs quon croirait cousue spécialement pour la sieste au soleil.

Maman ma fichue dehors, renifla Capucine, la voix brisée de chagrin.

Oh mince, encore à cause dune note ? Ah la la, ta mère souffla Madame Dufour, soupirant tout ce quelle pouvait de son grand cœur lyonnais. Viens donc chez moi, il fait un froid de canard, tu vas finir enrhumée sinon !

Elle lattrapa doucement par la main (un gant en cachemire, cette main !), et la fit entrer dans son cocon de senteurs vanille et camomille, où des géraniums pimpants posaient la touche couleur sur la grisaille de lautomne.

Installe-toi, je fais chauffer leau pour le thé, et je vais te préparer des tartines, proposa la voisine en sortant sa plus belle nappe à carreaux.

Capucine, assise, fixait les marguerites brodées sur la toile, les mains encore tremblantes. Parler, ça semblait aussi complexe quun quiz de fin dannée.

Il y a eu juste quinze sanglota Capucine. Et elle ma accusée de la faire passer pour une mauvaise mère. Elle dit que je suis paresseuse.

Nimporte quoi ! rétorqua fermement Madame Dufour en coupant le pain comme une papesse des matinées gourmandes. Tu es brillante, Capucine, et gentille. Ta mère se noie dans ses propres angoisses. Tu veux que jaille lui dire deux mots ? Quon ne traite pas ses enfants comme des élèves en prépa HEC ?

Oh non, surtout pas Ce serait pire. Papa pourrait larranger, mais il nest pas là

La voisine caressa son crâne tout doux un geste magique qui valait tous les chocolats chauds de la capitale et reprit, en tartinant le beurre salé (la base !) :

Mais Capucine, parfois il faut remuer les grands : ton père doit revenir, ou à défaut, mettre les points sur les « i » avec ta mère. Il TADORE, ça saute aux yeux, même avec un téléphone interposé.

Capucine leva les yeux, sentant la gratitude la réchauffer comme un fondant au chocolat. Elle croqua dans une tartine, un goût doux-amer de fromage, suivi de la tendresse du jambon, puis un rayon de miel qui venait du thé. Elle respira profondément. À ce moment précis, un soupçon despoir sinfiltra sous sa peau.

Il a promis de venir pour les vacances, confia-t-elle en soufflant sur sa tasse. Mais maman ne veut pas quil se mêle de mon éducation. Elle dit que je suis SA fille.

Madame Dufour soupira, jeta un œil par la fenêtre sur les pavés mouillés et ajouta :

Éduquer, ce nest pas faire peur ou punir, cest soutenir, faire confiance. Ta mère, elle a juste oublié comment on fait. Mais je peux prévenir ton père, ten penses quoi ?

Capucine gela un instant. Dire enfin la vérité, être entendue Elle acquiesça en silence, serrant sa tasse brûlante jusquà sentir le retour du sang dans ses doigts.

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Deux semaines plus tard, un événement digne dune scène de théâtre familial bouleversa leur routine.

Capucine rentre du collège, surprise : sur le tapis dentrée, des chaussures de randonnée bien crottées, signature incontestable de Bruno ! Il était rentré plus tôt ? Son cœur la fit voltiger plus vite que lors de sa première dissection de grenouille.

Des voix fusaient du salon :

Tu ne peux pas ten aller comme ça ! On est une FAMILLE ! hurlait Corinne, surexcitée.

Une famille ? répliqua Bruno, la voix plus dure que du gruyère rassi. Tu appelles ça une famille quand tu oppresses ta propre fille ? Jai appelé les profs, discuté avec Madame Dufour. Je sais tout, Corinne : chaque cri, chaque humiliation, chaque menace de la foutre dehors

Et elle, tu la crois ? Cette gamine qui ment tout le temps ?

Je SAIS ce qui se passe. Tu lhumilies, tu la fais douter, tu la prives denfance ! Elle a peur de rentrer, tu ten rends compte ? Son propre foyer est devenu pire quune salle dinterro surprise.

Mais tu la couves trop ! grogna Corinne. Il faut quelle sache que tout ne tombe pas tout cuit ! Que la vie, cest la galère et quon napplaudit pas pour un rien !

Mais pas au prix de son équilibre ! coupa Bruno, la voix tranchante. Tu nas pas le droit de la démolir.

Et si tu pars, je tinterdis de la voir ! lança Corinne, espérant lintimider.

Qui a dit quelle resterait ici ? répliqua-t-il calmement. Tu agis en tortionnaire avec ta propre fille. Je pars avec elle, point.

Bruno sapprocha de Capucine qui, statue vivante, clignait des yeux. Il sagenouilla devant elle et prit ses mains dans les siennes, bien chaudes, bien réconfortantes.

Ma chérie, je ne te laisserai jamais tomber. On va recommencer, tous les deux.

Elle fondit dans ses bras, prête à lui raconter chaque soirée ratée, chaque nuit à pleurer en silence, tous les mots de trop. Mais, pour linstant, cétait suffisant dêtre là, ensemble.

Papa On va habiter ensemble ? Rien que nous deux ? murmura-t-elle despoir tremblant.

Bien sûr, rayonna Bruno. Jai déjà trouvé un appartement pas loin, et je commence un nouveau boulot en ville. Ici, plus de peur, plus de notes qui font frémir, que des repas partagés et des promenades au parc. Daccord ?

Capucine hocha la tête, le sourire aux lèvres, la poitrine remplie dun espoir tout neuf. Elle le serra de toutes ses forces, détendant enfin toutes les fibres de son corps tendu.

Merci, papa. Juste merci dexister.

Bruno la serra comme sil tenait un trésor, une étoile, tout son univers en miniature.

Merci à toi, Capucine et promis, je ferai tout pour que tu sois heureuse.

Au même moment, la pluie sarrêta, et sur le trottoir lyonnais, un rayon de soleil fit scintiller les pavés.

Cest alors que Corinne sortit du salon, métamorphosée en dragon de la colline de Fourvière tout en colère, le feu dans les yeux.

Vous croyez partir comme ça ? hurla-t-elle. Vous allez regretter, tous les deux ! Vous pensez vraiment que je vais vous laisser filer paisiblement ? Vous allez finir à genoux, suppliez-moi, vous nimaginez même pas !

Mais Bruno se dressa tel le plus grand des chevaliers, abritant Capucine derrière lui, inébranlable. Il lança dune voix posée, pleine dune sérénité nouvelle :

Corinne, cette fois cest fini. Nous partons, et tu ne nous verras plus. Cest acté.

Ah oui ? On verra qui rira le dernier ! siffla Corinne en serrant les poings. Je vous promets, vous nêtes pas sortis de lauberge

Capucine sentit langoisse remonter, mais Bruno posa une main rassurante sur son épaule. Leffet suffit, la peur recula, vaincue pour la première fois.

Allez, viens, dit-il à voix basse. On a mieux à faire.

Ils tournèrent les talons, laissant Corinne à son théâtre dombres chinoises.

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Leur nouvelle vie, dans un T3 sans prétention mais lumineux de la Croix-Rousse, ressemblait à un rêve éveillé : murs clairs, grandes fenêtres donnant sur la cour aux érables, et soleil qui joue à cache-cache sur le sol.

Bruno décrocha vite un emploi dans une entreprise de BTP locale. Au buffet du matin, ils préparaient le petit-déj à deux : Capucine coupait les bananes, Bruno soccupait des œufs et du pain grillé. Lodeur du café et de la cannelle se mélangeait au rire du matin. Le soir, ils se baladaient sur les quais, nourrissaient les canards dans le parc de la Tête dOr, faisaient des jeux de société ou regardaient un film bien au chaud sous un plaid. Capucine retrouvait le droit dêtre petite, simple, légère.

Un matin, en croquant une tartine, elle tendit son carnet à son père, mains presque tremblantes.

Regarde, papa, jai eu dix-huit en maths !

La fierté débordait dans sa voix, une joie pure et nouvelle.

Bruno souffla sur ses lunettes, consulta la note, puis sourit si fort quun arc-en-ciel aurait été jaloux.

Tu vois, sans stress, tout devient plus facile. Je suis tellement fier de toi ! Tu es unique, Capucine.

Fierté, câlin sur lépaule, plus de nécessité de se cacher quand un adulte arrivait. Ici, cétait permis dêtre.

Papa ? On peut aller au zoo ce week-end ? Jai envie de voir les girafes et puis les macaques qui font des grimaces On faisait ça avant, ten souviens ?

Cest noté ! On prépare des sandwiches, on donnera du pain aux pigeons devant lentrée, et on prendra une photo avec un animal rigolo. Pari tenu ?

Grave ! éclata Capucine, et son rire était aussi limpide quun ruisseau de printemps.

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Dans le grand appartement vide, Corinne tournait comme une lionne en cage. Le calme, pesant, lui bouffait lair. La rage la dévorait, elle échafaudait des plans de revanche dignes des plus grands feuilletons TF1.

Je vais lui faire perdre son job. Jai encore deux contacts chez Oger BTP ; je peux bien glisser une lettre anonyme ! Et Capucine, je vais lhumilier, contacter le CPE écrire des rumeurs, et saboter leurs soirées

Au moment où elle noircit rageusement un carnet de propositions vengeresses, sa propre mère Jeanne, une petite femme fripée mais solide comme le rocher de la Dombes entra sans prévenir.

Quest-ce que tu fabriques, ma fille ? Tu fais la liste des courses ou des représailles, là ?

Atterrée, Jeanne lut par-dessus son épaule. Son visage changea instantanément.

Corinne, tu es sérieuse ? Tu vas te ridiculiser pour te venger de ta propre fille et de Bruno ? Tu vois pas que tu dérailles ?

JE ME SUIS FAITE AVOIR ! hurla Corinne, sanglotant à moitié. Ils mont tous lâchée !

Non, tu tes perdue, répondit Jeanne, calme mais ferme. Il faut que tu te fasses aider. Tu détruis tout, toi-même, ta fille, tout le monde autour de toi.

Corinne voulut refuser, mais ses jambes la trahirent ; elle seffondra sur la chaise, vaincue par lépuisement.

Je sais plus Jai eu tellement de colère Je croyais que Capucine me volait Bruno, que tout était de sa faute, mais cest faux Maman, aide-moi.

Jeanne la serra fort, petite lueur dans la tempête, et promit daller chez le psy. Peut-être pas le bout du tunnel, mais déjà la lampe torche.

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Ce soir-là, Capucine et Bruno, lovés sous la couverture, regardaient un Miyazaki. Dehors, il pleuvait en rythme sur les carreaux. Capucine posa la question qui lui brûlait le bout des lèvres :

Papa, un jour, tu crois que maman maimera ?

Bruno caressa ses cheveux, cachant son trouble derrière un sourire doux-amer.

Tu sais, Capucine, les gens peuvent changer, mais faut quils le veuillent vraiment et quils trouvent du courage. Ta mère sest perdue, elle est abîmée, mais ça ne fait pas delle une ennemie. Ce nest pas toi le problème.

Capucine soupira, se rapprocha, la tête sur lépaule de son père.

Et si elle maime jamais ?

Même si cest le cas, sache que ta valeur na rien à voir avec elle. Tu comptes, tu es précieuse. Je serai toujours là. Tes pas seule, jamais. Si un jour elle change, on sera là aussi, mais toi, vis heureux, ça suffit.

Des larmes brillèrent, mais ce soir elles étaient chaleureuses.

Tu crois que je peux inviter une copine demain ? Inès me réclame depuis des lustres

Évidemment ! Et on fera des cookies, et des jeux, pas de contrôle surprise ni de stress.

Capucine rayonna. Un petit printemps venait déclore discrètement sur le canapé, et elle savait quenfin, la peur venait de faire ses valises.

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