Mon mari entretient une correspondance très active avec une ancienne collègue : entre confidences, c…

Mon mari entretient une correspondance des plus animées avec une ancienne collègue.

Franchement, je peux dire que jai tiré le gros lot avec mon mari. À deux détails près, cest presque lhomme parfait ! Mais dans ce monde, la perfection, il faut bien lavouer, ça ne pousse pas sur les platanes. Mon cher époux a, au fil des années, révélé une légère faille : il est un brin trop sociable, exagérément ouvert et dune gentillesse parfois épuisante. Certains diraient que ce sont des qualités oui, mais

François est ami avec des femmes. Oh, il ne me cache rien, la discussion est publique, rien de louche, mais jai du mal à digérer le concept. Depuis des années, il échange des messages avec une ancienne collègue. Hélène car bien sûr, il fallait quelle porte ce prénom typiquement français sest mariée il y a longtemps et a suivi son cher et tendre mari quelque part à Montréal, mais ce nest pas pour autant quelle a disparu de notre quotidien. Son nom flotte dans notre appartement comme lodeur dun bon gratin dauphinois : il ne veut pas partir.

Dès quun événement remarquable se produit au boulot ou lors dun déplacement, devinez qui en est informée à la minute ? Moi et la fameuse Hélène. Lorsquil sagit de prendre une décision, il ne consulte pas seulement sa femme (moi, donc), mais aussi cette chère amie. François parle de tout avec Hélène ! Il lui arrive même, tenez-vous bien, dévoquer des sujets qui devraient rester entre les murs de notre salon parisien ! Je confesse : cela a le don de mirriter sérieusement.

Pourtant, ne nous méprenons pas : il est un mari en or. Les tâches ménagères ? Parfaitement partagées. Le compte en banque ? Il y fait régulièrement rentrer des euros sans faillir. Il memmène au cinéma, au théâtre, déguster des escargots ou une petite bouillabaisse. On vit des moments précieux. Mais alors pourquoi diable ce besoin de papoter avec une autre femme ?

Peut-être que vous trouvez mon comportement un brin ridicule, moi-même parfois jen rie jaune, mais il faut lavouer, une pincée de jalousie commence à poivrer mon cœur. Avec les autres collègues féminines de son bureau, rien. Nada. Mais là, cette Hélène, je ny comprends goutte. Qua-t-elle que Paris ne lui donne pas ? Où est le hic ? Pourquoi saccrocher à cette amitié-là ?

On dit que les Français sont jaloux, mais moi, jappelle ça de la vigilance conjugale et un petit côté mademoiselle je veux tout comprendre, très parisienne.

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