Ma femme reposait paisiblement à mes côtés Quand soudain, une notification apparaît sur mon téléphone : une femme ma demandé de lajouter sur Facebook. Alors, presque machinalement, je lai acceptée.
Je lui ai envoyé un message : « Nous nous connaissons ? »
Elle ma répondu : « Jai entendu dire que tu tes marié, mais moi, je taime encore. »
Une amie dautrefois. Sur sa photo, elle était éblouissante.
Jai fermé la conversation. Je me suis tourné vers ma femme, endormie, épuisée par une longue journée au bureau.
Je la regardais ; elle semblait si sereine, si en sécurité, dans cet appartement parisien où nous venions demménager ensemble.
Elle a quitté Lyon, la ville de sa famille, où elle passait ses journées entourée des siens. Quand elle était triste, sa mère la serrait dans ses bras. Son frère ou sa sœur, toujours prêts à la taquiner et à la faire rire. Son père rentrait chaque soir avec une douceur ou un cadeau qui lui plaisait. Malgré tout, elle avait confiance en moi, elle mavait choisie.
Ces souvenirs me sont revenus comme un raz de marée. Jai pris mon portable et, sans hésiter, jai sélectionné « BLOQUER ».
Je me suis rapproché delle et je me suis endormi à ses côtés, le cœur apaisé.
Je suis un homme, pas un enfant. Je lui ai promis fidélité, et jamais je ne trahirai cette promesse. Je lutterai toujours pour rester digne, pour protéger notre foyer, et ne jamais briser la famille que nous avons commencé à construireAu matin, le soleil a glissé à travers les rideaux, dessinant des rayons dorés sur le tapis. Ma femme sest réveillée avant moi, et, silencieusement, elle a posé sa main sur la mienne. Son sourire ma accueilli, doux, sincère, rempli dune confiance immuable.
Jai compris alors que vivre ensemble était un choix quotidien, une promesse renouvelée dans chaque geste, chaque regard. Les tentations et les souvenirs de lancien temps séchappaient comme la brume sous la lumière.
Dans ce nouvel appartement, dans cette nouvelle vie, jai trouvé ma maison. Je ne suis plus cet homme qui hésite, qui se laisse distraire par des ombres du passé. Je suis celui qui, chaque jour, choisit lamour présent.
Et alors que Paris séveillait dehors, jai serré la main de ma femme, certain que rien ni personne ne détournerait mon cœur du bonheur que javais entre mes bras.