Ma femme, Élise, dormait paisiblement à mes côtés, sa respiration légère rythmant la nuit dans notre appartement parisien. Les lumières tamisées de la ville filtraient à peine à travers les volets tandis que, soudain, une notification Facebook illumina lécran de mon portable. Une femme mavait envoyé une demande dajout, son nom Camille Bernard mévoqua un souvenir lointain.
Jai accepté sa demande, un peu par automatisme, puis je lui ai écrit : « Camille, est-ce quon se connaît ? »
Sans attendre, elle ma répondu : « Jai appris que tu tes marié Mais tu sais, je taime toujours. »
Cétait une amie dantan, dont la photo, élégante et raffinée, trahissait une beauté parisienne inoubliable. Mon regard quitta le téléphone et se fixa sur Élise, lovée dans les draps après une journée épuisante à la rédaction du Figaro.
Je lai contemplée longtemps, réalisant la confiance immense quelle maccordait. Loin de ses parents à Lyon, elle avait quitté son cocon, où elle passait tous ses moments entourée de sa famille. Quand elle était triste, sa mère la berçait dans ses bras, sa sœur lui racontait des anecdotes pour la faire sourire, et son père rapportait toujours de petites délicatesses qui lui faisaient plaisir. Maintenant, elle avait mis tout son espoir en moi.
Tant démotions mont traversé. Jai ressenti le poids des responsabilités et la tendresse de notre amour. Jai attrapé mon téléphone et, sans hésiter, jai appuyé sur « BLOQUER ».
Je me suis rapproché dÉlise, inspirant son parfum doux comme la fleur de lys, et je me suis endormi à ses côtés.
Je suis un homme, pas un enfant. Je lui ai promis fidélité, et je tiendrai ma parole. Je lutterai, toujours, pour être celui qui ne trahit pas sa femme, qui ne brise jamais la famille quil construit.