Les tulipes
Oh là là, quelle merveille ! Madame Dubois, vous êtes une magicienne !
Un éclat de couleurs égayait la cour. Catherine savait à quel point ce jardin fleuri avait coûté tant defforts à Madame Dubois, sa voisine. Pendant plusieurs années, elle avait transformé cette cour grise et triste en un véritable havre de verdure. Même laire de jeux où Catherine se dirige maintenant avec sa fille Élodie, cétait également grâce à Madame Dubois. Elle savait créer de la beauté autour delle ! Le quartier était méconnaissable aujourdhui. Propre, spacieux Quant aux fleurs, cétait un autre monde. Chaque massif, chaque parterre, chaque plante avait été plantée par Madame Dubois, de ses propres mains. Jamais Catherine, pourtant installée là depuis quinze ans, navait vu quelquun planter des fleurs dans la cour sauf elle. Et encore, ce nétait que depuis la mort de son mari.
Il est difficile de se retrouver seule à cet âge. Son fils habite loin, et il ny a plus vraiment grand monde sur qui compter. Refuser de quitter Paris, c’était une évidence pour Madame Dubois. Trop dattaches, tous ses souvenirs denfance, tous ses amis, son histoire Son fils avait sa vie ailleurs. Et avec la belle-fille, les choses navaient jamais vraiment pris. Sa mère était tout près, il navait pas vraiment besoin daide. Et Madame Dubois Eh bien, elle restait la belle-mère, agréable mais toujours un peu étrangère malgré tout.
Elle ne se plaignait jamais à Catherine, mais il était facile de voir sa tristesse. La solitude létouffait
Catherine le savait mieux que quiconque. Elle aussi, après son divorce avec son premier mari, avait failli sombrer. Elle aurait pu sauver ce mariage, si seulement elle avait réussi à fermer les yeux sur une petite incartade. Mais comment pardonner quand lamie en question, cétait Sophie, sa copine décole, celle avec qui elle avait passé presque tout son cursus main dans la main ?
Catherine avait regardé Sophie droit dans les yeux, récupéré les clés de lappartement chez son ex-mari, puis sétait mise à pleurer, sérieusement, pendant presque une semaine entière. Elle avait même posé des jours de congés sans solde pour pouvoir vivre sa peine à fond.
Mais finalement, Catherine navait pas eu le temps daller jusquau bout de cette déprime. Elle était assise sur le canapé, dans un vieux survêtement, serrant contre elle un pot de glace, le visage bouffi de larmes, quand quelquun avait soudain frappé à la porte. Non, pas frappé, cogné. Elle navait même pas eu le réflexe de se méfier. Quand on frappe comme ça, ça annonce une catastrophe.
Alors, elle a simplement enfilé un jean, est allée ouvrir.
Voir Madame Dubois dans cet état, cétait terrible. Catherine lavait toujours connue douce, digne, toujours un sourire aux lèvres, sarrêtant auprès de chaque enfant du quartier : « Et Paul, il va mieux le ventre ? Jeanne, tu dors la nuit ? Et pour le lait de la petite Camille, tout va bien ? »
Pédiatre de profession, mais surtout de cœur. Toujours disponible, loreille attentive, le geste prêt à rassurer.
Mais ce jour-là, ce n’était plus vraiment elle devant Catherine. Méconnaissable, bouleversée par le chagrin, elle détourna néanmoins lattention vers Catherine avec une voix ferme :
Quest-ce qui tarrive, Catherine? Pourquoi tu pleures ainsi? Tu es malade?
Ce rappel a fait revenir Catherine à la réalité. Finies les lamentations, elle se rendit compte que ce dont souffrait Madame Dubois était bien pire quune simple rupture. La douleur de perdre un mari pour toujours, et pas juste dun amour fendu, ça efface tout le reste.
Le mari de Madame Dubois navait pas attendu les secours. Comme dhabitude, il avait tenté de calmer sa crise avec quelques médicaments mais cétait déjà trop tard. Lorsqu’elle était rentrée du marché, avec son panier de légumes et de fromage frais, elle avait trouvé son époux devant la porte. Il avait voulu descendre lescalier à sa rencontre, mais la force lavait lâché.
Ce jour-là, Catherine avait simplement saisi ses clés, enfilé une veste et foncé derrière sa voisine.
Elle nest rentrée chez elle quau soir. Elle a jeté la glace fondue, a rangé son appartement, puis passé des heures à relire la trace de son doigt sur le rebord de sa tasse de thé froid, à réfléchir.
Le lendemain, elle a rassemblé ses papiers et demandé le divorce. Elle a compris que la vie ne pouvait pas attendre. Peu importe quon ait mal, rien ne change si lon ne prend pas sa vie en main. Avancer ou stagner seul le mouvement donne un sens. La vie est une, on ne la vit pas deux fois. Avaler de la rancune, cest perdre du temps précieux. Mieux vaut secouer la poussière de ses souliers et continuer son chemin.
Catherine y est parvenue. Lentement, mais sûrement, elle a quitté cette spirale dauto-apitoiement quelle sétait elle-même infligée.
Nouveau boulot, nouvel amour Pas facile, non, mais aujourdhui, elle a Éric et Élodie, et la vie a repris des couleurs inédites.
Madame Dubois, elle, na pas eu cette chance. Certes, elle sest remise, autant que possible, de la perte de son mari. On shabitue à tout, à force. Mais Catherine voyait bien que de la voisine joviale et généreuse, il ne restait plus quune pâle silhouette.
Elle souriait, parlait aux voisins, mais Catherine sentait que tout était mécanique. Plus de chaleur, comme si son sourire était désormais figé dans du givre.
Les années ont passé. Catherine savait que Madame Dubois était partie à la retraite, sétait réfugiée à sa petite maison de campagne. Mais même ça, elle a dû la vendre un jour son fils avait besoin dun apport pour acheter un appartement à Lyon. Comment refuser ? Cétait son enfant unique
Après la vente de la maison, Catherine sest dit quil fallait réagir. Impossible dabandonner cette femme avec laquelle elle avait partagé tant dannées. Comment tourner le dos à celle qui, à la moindre fièvre, accourait sans hésiter pour prendre la température de votre enfant ? Ce nétait pas digne.
La plupart des voisins sen fichent. Chacun ses soucis. Mais les parents de Catherine lui ont appris autre chose :
Catherine, ne reste jamais indifférente! Aide, autant que possible. Et sache quun jour, si le besoin sen fait sentir, tu ne seras pas seule. Les gens te rendront la pareille, au moins par un mot gentil. Et parfois, cest tout ce dont on a besoin. Juste une main tendue, « Je suis là ».
Catherine a toujours écouté ses parents. Pour elle, la famille, cétait lidéal : tous unis, comme dans la fable du navet. Même après le déménagement de ses parents près de la sœur cadette, qui habite à Nice, elle les appelait chaque jour. Pas des appels pour la forme: elle savait quelle était aimée, soutenue.
Mais pour Madame Dubois, les mots nétaient plus suffisants. Elle hochait la tête, écoutait Catherine, mais elle perdait pied peu à peu. Elle samaigrissait, se fanait, sortait de moins en moins.
Elle continuait dexister, mais vivait-elle encore vraiment ? Son fils, pris dans sa propre vie, ne reviendrait jamais vraiment à Paris. Le reste nétait plus que broutille: les enfants bruyants quil fallait surveiller, les amies que lon voyait de moins en moins, accaparées par leurs petits-enfants.
Lunique héritage qui restait: la solitude. Le soir, après avoir éteint la télévision, la peur du silence. On voudrait hurler à la lune sa détresse.
Catherine comprit un jour que ses discussions ne menaient à rien. Pire, chaque fois quelles parlaient, Madame Dubois disparaissait ensuite pour quelque temps.
Devant cette impuissance, elle se mit à chercher des solutions. Si les mots ne suffisent pas, il fallait des actes. Quelque chose pour distraire, donner un but.
La réponse arriva haut la main, comme souvent, par hasard. Son mari aimait lui offrir de petits cadeaux, mais ce soir-là, cest un énorme bouquet de tulipes pour fêter la naissance prochaine dÉlodie qui fit jaillir chez Catherine une idée. Éric, la voyant bondir de joie, la prit presque pour une folle, mais une fois rassuré, il la laissa se charger de la suite.
Le lendemain, Catherine alla frapper chez Madame Dubois, un carton de bulbes de tulipes à la main. Éric séclipsa, sur demande.
Je men occupe, laisse-moi faire !
La ficelle fonctionna.
Catherine raconta si bien quelle avait succombé devant une grand-mère vendant des bulbes, mais ne savait pas quoi en faire, quelle finit presque par y croire elle-même.
Et soudain, je me suis souvenue de vos tulipes magnifiques à la campagne Vous en apportiez des bouquets à maman ! Madame Dubois, sauvez-moi! Ici, la cour serait si belle pleine de fleurs ! Mais je ne my connais pas, et avec ce ventre et Catherine caressa tendrement ses rondeurs, mains jointes suppliante.
Madame Dubois examina les bulbes, sermonna gentiment Catherine, puis esquissa son premier vrai sourire depuis des lustres.
Ne ten fais pas ! Mais il ne faut pas que des tulipes. Ça ne dure pas assez longtemps. On doit réfléchir à d’autres plantes, pour que la cour soit en fleurs toute la belle saison.
Et cest ainsi qua commencé laventure du jardin partagé, la transformation du quartier en une oasis fleurie.
Personne navait vraiment envie de jardiner, mais tout le monde a accepté de donner quelques euros pour lachat de graines et de plants. Catherine gérait les achats, du moins jusquà la naissance dÉlodie, puis Madame Dubois a repris le flambeau.
Les massifs ne lui suffisaient plus. Grâce à ses relations, elle a obtenu quune aire de jeux soit installée, des bancs soient posés.
Le quartier a repris vie.
Même les voisins les plus réticents, voyant les changements, se sont investis. Désormais, lors des corvées collectives, les hommes montaient des barrières blanches pour entourer les palissades. Madame Dubois, émue aux larmes, admirait son œuvre.
Désormais, elle passait ses journées dehors à semer, arroser, entretenir, peindre. Elle avait retrouvé une raison de se lever le matin, et cela réjouissait Catherine. Elle se promenait, fière, avec sa fille, admirant les couleurs quelle devait au fameux bouquet de tulipes reçu ce jour-là.
Lorsque Élodie sest mise à marcher, Catherine surveillait impatiemment léclosion des premières tulipes sur les plates-bandes de Madame Dubois pour les montrer à sa petite.
Ça y est, elles sont enfin là !
Catherine, émerveillée devant le parterre, lâcha un instant la main dÉlodie. Aussitôt, la fillette en profita pour détaler.
Élodie ! Catherine courut derrière sa fille, cherchant à la rattraper avant quelle narrive au trottoir.
Madame Dubois releva la tête de ses travaux, posant sa brosse avec laquelle elle repeignait la barrière, et rit :
Attrape-la, Catherine ! Voilà ton sport, toi qui dis toujours manquer de temps pour faire du fitness !
Ne men parlez pas ! Catherine attrapa Élodie qui se débattit en riant. Où trouve-t-on des chipies aussi rapides ?
Elle court vite, mais tu as remarqué quelle court toujours sur la pointe des pieds ? Madame Dubois fronça les sourcils.
Oui, même à la maison, pieds nus, cest pire. Ce nest pas grave?
Montre-la à un neurologue, juste au cas où. Je peux te recommander quelquun ?
Vous auriez un nom?
Je vais réfléchir. Passe ce soir, je chercherai dans mon carnet. Les médecins de mon époque sont presque tous à la retraite ou occupés à garder leurs petits-enfants. Les jeunes, je les connais moins Il faudra faire marcher le bouche-à-oreille.
Le quoi? sétonna Catherine.
Le bon vieux « téléphone arabe » ! Madame Dubois éclata de rire. Je vais demander à mes anciens internes On verra bien !
Merci !
Ce nest rien. Et toi, ça va ?
Oui, oui ! Éric travaille trop, cest tout. Il rentre tard, part tôt
Ce nest pas plus mal, Catherine ! Mieux vaut ça que de rester affalé devant la télé, non?
Bien sûr.
Souvent, on ma dit la même chose. Surtout les jeunes mamans. On veut de lattention, de la tendresse On en veut toujours plus. Mais crois-moi : les disputes ne servent à rien. Les maris nentendent pas vraiment nos reproches Pour toi, cest la routine, la fatigue; pour lui aussi! Dis plutôt que tu tennuies de lui, que sa fille lattend devant la porte en rentrant, que tu as hâte dêtre ensemble le week-end Il ne sera pas vexé, et toi, tu auras dit ce que tu ressens. Cest la clef, Catherine. Jai vécu près de cinquante ans avec mon Pierre, on na eu quune vraie dispute
A propos de quoi?
Tu ne vas pas le croire: un chien ! Mon fils voulait un chiot, moi, jy étais opposée. Je savais que tous les soins me reviendraient Et puis, comment trouver le temps? Mais ils ont insisté, jai cédé.
Vous vous en êtes sortie ?
Merveilleusement ! Jai perdu dix kilos à force de balades quotidiennes, car on a choisi un berger. Il lui fallait brûler son énergie, sinon il ravageait la maison ! Mon fils était trop jeune, et mon mari toujours en déplacement. Elle a compris vite quavec moi, cétait plus amusant.
Maligne !
Comme sa maîtresse ! ricana Madame Dubois, éloignant le pot de peinture dÉlodie. Sinon, pas une tache ne sera épargnée par ta fille !
Après quelques jeux sur la balançoire et dans le bac à sable, Catherine et sa fille sapprêtaient à rentrer lorsque Catherine découvrit une scène qui lui coupa le souffle.
Madame Dubois avait fini de peindre et était rentrée. Mais maintenant, un autre enfant traînait dans le parterre. Un petit garçon, à peine plus âgé qu’Élodie, sappliquait à déterrer et piétiner tout ce qui restait de fleurs.
Près de lui, sa mère, indifférente, souriait.
Que faites-vous? murmura Catherine, trop choquée pour élever la voix.
Eh bien, rien de grave.
La mère la dévisagea, surprise, de ses yeux dun bleu pâle.
Pourquoi laissez-vous votre fils détruire les fleurs?
Pourquoi pas?
Cest interdit !
Pour qui ? Qui pourrait lempêcher dexplorer le monde? Vous, peut-être?
Pour vous, piétiner les fleurs, cest de la découverte ?
Absolument ! Il découvre la nature, voilà tout. Les fleurs sont faites pour être cueillies.
Mais ce ne sont pas des fleurs sauvages! Quelquun sen occupe, vous savez!
Ce sont des bêtises Allons ! Calmez-vous, ce nest que des tulipes. Dautres repousseront.
À cet instant, Catherine perdit patience et allait sélancer vers la mère insolente quand Élodie éclata en sanglots, la tirant brusquement vers la réalité.
Veuillez partir dici ! Sinon, jappelle la police ! Catherine sortit son téléphone, tenant sa fille dans les bras.
Mais quelle sensibilité ! Vous allez vraiment téléphoner à la police pour des tulipes ? Faites donc !
Tenant son garçon recalcitrant, la mère partit enfin, tout en maugréant.
Regardez ce que vous avez fait, il pleure maintenant !
Je men fiche ! souffla Catherine, assez fort pour que les voisines qui sétaient penchées à la fenêtre puissent entendre.
Catherine serra sa fille contre elle, soufflant de rage, puis remarqua Madame Dubois sur le perron, un arrosoir dans une main et une brioche pour Élodie dans lautre.
Mais quest-ce que Catherine, pourquoi ? Je
Avant même que Catherine nait eu le temps de sexpliquer, Madame Dubois déposa son arrosoir, entra chez elle, la mine effondrée.
Catherine voulut la rejoindre, mais Élodie recommença à pleurer. Après lavoir consolée, elle monta chez Madame Dubois, mais la porte resta close.
Après avoir nourri et couché Élodie, Catherine téléphona au fils de Madame Dubois.
Bien, je vais lappeler tout de suite.
Merci
Elle navait jamais attendu un appel avec autant dimpatience.
Maman va bien. Elle veut juste être seule. Elle est très peinée. Que sest-il passé ? Elle ne ma rien dit, juste demandé de ne pas minquiéter.
Catherine raconta en bref lincident et promit de veiller sur Madame Dubois.
Merci, Catherine. Je sais que ta femme attend un bébé. Surtout, nhésite pas à nous appeler si besoin.
Merci à vous.
Ce soir-là, Éric garda Élodie, et Catherine alla frapper à toutes les portes. Elle expliqua la situation à ses voisins, récoltant partout soutien et compassion.
Le lendemain soir, ceux qui avaient accepté d’aider se réunirent dans la cour. Des cartons pleins de bulbes et de semis sortaient des coffres, les enfants regardaient curieux, les hommes prenaient des outils.
Catherine sactivait, guidait les nouveaux venus, tout en trouvant encore la force dembrasser Éric avant quil ne remonte avec Élodie, déjà endormie.
Le samedi matin, Catherine sonna chez Madame Dubois.
Madame Dubois, sil vous plaît ! Jai besoin de vous, cest important !
Finalement, la porte souvrit. Face à elle, Catherine eut un choc en voyant les yeux fatigués de sa voisine.
Que se passe-t-il, Catherine ? Élodie est malade ?
Non, Dieu merci, elle va bien. Mais jai besoin de vous, vraiment. Juste un moment, venez avec moi, je vous en supplie
Ne sachant plus quoi dire, Catherine cherchait ses mots. Mais Madame Dubois soupira, prit son manteau, et accepta.
En sortant dans la cour, le soleil laveugla un instant, puis elle sarrêta net, bouche bée. Elle voulut respirer, mais lémotion la submergea. Ce quelle vit la fit pleurer.
Des tulipes. Une mer de tulipes. Les massifs, les nouvelles plates-bandes scintillaient de couleurs vives.
Mais comment ?
Venez vous asseoir, Madame Dubois. Catherine la guida jusquà un banc. Nous sommes désolés de navoir pu sauver vos fleurs. Tout sest passé si vite Mais regardez : tout le monde sest mobilisé pour vous rendre joie et espoir. Ici, il y a vos patients, ou leurs enfants, même leurs petits-enfants parfois. Vous avez tant fait pour chacun de nous ! Nous voulons juste que vous sachiez : personne na le droit de vous blesser. On a porté plainte, mais ce qui compte surtout, cest que ce jardin existe grâce à vous et continuera avec vous. Nous vous aiderons, promis. Faites en sorte que notre cour soit belle, pour nos enfants et pour nous tous. Vos mains sont précieuses, Madame Dubois ! Moi, je n’arrive même pas à tenir un cactus en vie, alors que chez vous tout grandit, tout fleurit, même les citronniers et les palmiers ! Je lai vu moi-même !
Oh, Catherine Merci Madame Dubois sécha ses larmes en se levant.
Où était donc passée la vieille femme fatiguée de tout à lheure ?
Maintenant, voyons ce que vous avez planté Montrez-moi.