Le mari offre un appartement à sa fille pour son mariage, la belle-mère du gendre s’indigne et tente…

Notre fille sest récemment mariée avec un garçon qui, certes, ne nage pas dans lor, mais a la tête solidement vissée sur les épaules. Autant vous dire que ni mon mari ni moi navons sauté de joie, mais, que voulez-vous, les goûts et les couleurs, hein ?

À loccasion du mariage, mon cher époux a offert à notre fille un bel appartement à Lyon, histoire que les jeunes amoureux naient pas à jongler avec un loyer exorbitant. Le cadeau a fait mouche, surtout chez les parents du gendre.

Impossible de passer une visite sans que les beaux-parents ne chantent les louanges de lappartement à croire quils espéraient y être invités à sinstaller aussi. Ma fille a vite commencé à me confier, non sans humour désespéré, que sa belle-mère sétait transformée en meuble du salon : toujours là, plus présente quune tache de vin sur une nappe.

La situation a dérapé le jour où la belle-mère, Madame Dubois (pour ne pas la nommer), a, ô surprise, proposé à ma fille de domicilier toute sa petite famille dans lappartement. Son idée lumineuse ? Quelle quitte son propre logement, le vende, et utilise le fruit de la vente une somme rondelette en euros, évidemment pour acheter un appartement encore plus grand. Et, vous laurez deviné, ce nouvel eldorado serait partagé comme un gâteau danniversaire raté : tout le monde aurait sa part, car dans une famille, tout doit se partager !

Ma fille, qui nest pas née de la dernière pluie, a gentiment décliné. Mais la belle-mère, tenace comme un chewing-gum sur une chaussure, na rien lâché. Elle appelait tous les jours, faisait du chantage émotionnel pire quune comédie romantique de fin dété, allant jusquà lui reprocher de ne pas aimer assez son fils. Elle a même menacé de divorcer on ignorait quon pouvait divorcer de sa belle-fille et de lui dérober lappartement.

Le fils, lui, a bien tenté, entre deux silences gênés, de calmer le jeu, mais Madame Dubois était sur sa lancée. De notre côté, on se disait naïvement que les jeunes allaient régler ça seuls… jusquau jour où notre fille nous a appelés en pleurs. Là, on a mis de côté notre laisser-faire parental et décidé de secouer un peu le cocotier.

Mon mari, qui, sous ses airs tranquilles, a plus dun tour dans son sac, est allé sonner chez les Dubois. Il a calmement signifié à la belle-mère quelle ferait bien de lâcher laffaire, faute de quoi il nhésiterait pas à déposer une plainte. Subitement, la tempête sest transformée en légère brise : Madame Dubois a prétendu quon lavait mal comprise, quelle ne voulait que le bien de tout le monde, bla bla bla.

Depuis, notre fille respire, lappartement nest toujours pas envahi, et tout le monde dort sur ses deux oreilles sauf la belle-mère, sûrement occupée à échafauder un nouveau plan familial bienveillant.

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