La sonnerie étrange du téléphone de ma belle-fille a bouleversé ma décision d’aider un jeune couple …

Un simple coup de fil de ma belle-fille a transformé ma bonne volonté daider un jeune couple à trouver un logement.

Je vis seule dans un charmant studio au cœur de Paris. Mon mari est décédé il y a cinq ans, et jai hérité dun autre appartement, un deux pièces, de ma tante, situé dans un quartier moins chic, mais tout aussi agréable. Je lai loué à des locataires jeunes et soigneux qui, une fois par mois, venaient récupérer le reçu de loyer et vérifier létat de lappartement. Pendant deux ans, aucun souci à signaler.

Quand mon fils sest marié, lui et sa femme, Capucine (eh oui, prénom typiquement français, désolée pour les stéréotypes), ont décidé de construire leur vie ensemble, ont pris un appartement en location et se sont mis à économiser pour un apport sur un prêt immobilier. Je nai pas bronché sur le long terme, je comptais de toute façon leur rendre lappartement de ma tante, ensuite libre à eux de le vendre, le repeindre en vert pistache, le décorer avec des nains de jardin, bref, faire ce quils voudraient.

Un an après leur mariage, ils ont accueilli un petit garçon, et la naissance de mon petit-fils ma encore renforcée dans lidée de préparer les papiers pour mettre lappartement au nom de mon fils. Jusquà la semaine dernière.

Tout a basculé après mes soixante ans. Jai décidé de marquer le coup : réservation dune salle dans un bon bistrot parisien, avalanche dinvitations à mes amis, connaissances, et bien entendu à mon fils et à Capucine.

Avec Capucine, ça se passe sans heurts enfin, sauf quand elle exprime bruyamment ses émotions, parfois même face à moi, mais je mets ça sur le compte de la jeunesse et du manque dexpérience. Sauf que ce qui sest passé ce soir-là, devant tous mes invités, a changé ma manière de la voir du tout au tout.

Mon fils et Capucine sont arrivés avec le bébé. Lambiance animée du resto nest pas franchement idéale pour un nourrisson, donc Capucine ma prévenue quils ne resteraient probablement quune heure. Jai bien compris.

Au moment où ils partaient, Capucine ne retrouve plus son téléphone. On file toutes les deux derrière le bar, je prends mon portable et jappelle son numéro pour faciliter la recherche.

Les invités nous regardent, ça ricane, puis tout se fige. Brusquement, des aboiements féroces, un hurlement de chien furieux résonnent dans la salle ! Tout le monde se tourne vers la fenêtre : Capucine, rouge écrevisse, sy précipite, récupère son téléphone posé là et coupe lappel.

Silence général. Mes amis me regardent, la bouche ouverte, puis mon frère essaye de détendre latmosphère en lançant une nouvelle blague, la musique repart, mais le « truc » est resté en travers de la gorge de tout le monde.

Pendant toute la soirée, jai vu mes invités se pencher pour commenter le choix ô combien original de la sonnerie que Capucine avait attribuée à mon numéro. Le lendemain, jai demandé des comptes à mon fils, qui avait forcément entendu ces aboiements plus dune fois, mais lui, pas pressé, massure que ce nest rien.

Depuis, jai pris mes distances et ai mis en pause lidée de leur offrir lappartement. Jattendrai davoir droit, au minimum, à des excuses en bonne et due forme de la part de Capucine et de mon fils. Sils pensent que je suis un chien, soit, cest leur droit. Mais franchement, il y a des limites à la créativité en matière de sonneries !

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