Hier, mon mari est rentré du travail, et je lai trouvé étrangement distant.
Je lui ai parlé du mariage à venir, et dun coup, il a baissé les yeux. Il ma dit quil comptait y aller seul
Et moi alors ? Je suis restée bouche bée.
Mon mari ma répondu : Chérie, jai reçu un salaire très faible en janvier. Donc, je vais probablement y aller seul au mariage. Toi, reste avec la petite. Tout ira bien, ne tinquiète pas. Jy vais pour trois jours, je dois loger à lhôtel et manger. Et, évidemment, acheter un cadeau pour les mariés.
Nous étions une jeune famille, installés dans un petit studio à Lyon. Cest ma belle-mère qui nous la offert. Je suis en congé parental, ma fille Clémence aura bientôt deux ans. Je ne suis pas pressée de reprendre le boulot, car je nai personne à qui confier ma fille. Les beaux-parents ont été généreux avec lappartement, alors, comme on dit ici, « merci pour ça ».
Ma mère, Françoise, soccupe delle-même et travaille encore. Elle ma toujours dit que, si jamais jai un besoin urgent pour faire garder la petite, elle viendrait sans hésiter. Mais pour moffrir une nouvelle robe ou me payer une coloration chez le coiffeur, ce nest même pas la peine dy penser. Dans ces cas-là, elle ne garderait pas Clémence.
Je connais le caractère de ma mère. Dailleurs, elle voyage à létranger chaque année. Tous ses week-ends, elle les passe dans des instituts de beauté et des spas.
Il ny a jamais eu de crises dans notre foyer. Quand mon mari est à la maison, je peux vaquer à mes occupations. Cela dit, il ne se réjouit pas de me voir sortir, il maccorde rarement des sorties et elles ne durent jamais longtemps.
Mais quand linvitation au mariage du petit frère de mon mari est arrivée, il fallait aller à Toulouse pour trois jours. Alors je me suis tournée vers ma mère, lui demandant si elle pouvait soccuper de Clémence. Après tout, cest une grande occasion. Ce ne sont que trois jours. Et puis, ma fille est calme, elle ne pleure presque jamais.
Ma mère a hésité longtemps avant de, enfin, pousser un soupir et poser trois jours de congé. Jétais ravie. Javais besoin de souffler, ces deux années collée à lenfant mépuisent. Au moins, ce mariage maurait permis de respirer un peu
Mais mes rêves se sont écroulés à lannonce de mon mari.
Pour moi, cétait un évènement. Javais allaité ma fille pendant un an sans sortir de chez nous. Ensuite, personne ne voulait rester avec elle. Mon mari, lui, assiste souvent à des soirées de bureau, il part en déplacement.
Évidemment, je ne connais pas bien son frère. Jai juste vu sa fiancée sur une photo.
Jétais très déçue. Mais mon mari na pas voulu essayer de me comprendre. Pour lui, tout était normal.
Écoute, chérie, premièrement, ta mère ne veut pas vraiment prendre notre fille chez elle. Laisse-la profiter de ces quelques jours, et toi, reste tranquille. Inutile de gêner qui que ce soit. Si elle ny tient pas, inutile dinsister. Et puis, tu ne connais pas vraiment ma famille. En quoi ce déplacement est-il si important pour toi ? Ta place est ici, à veiller sur Clémence. Moi, jy vais et je reviens.
Finalement, jai décidé quaucun de nous nirait. Pourquoi mon mari devrait décider de ce que je fais ?
Dites-moi, qui pensez-vous qua raison dans cette histoire ?
Personnellement, je trouve que la mère et le mari sont un peu égoïstes. Certes, une grand-mère na aucune obligation de garder sa petite-fille, mais elle pourrait penser aussi à sa fille, pas seulement à elle-même.
Et mon mari ne comprend pas du tout son épouse. Elle sest tant consacrée à sa fille. Elle mérite aussi de souffler un peu.
Il devrait prendre le temps de réfléchir, sil aime vraiment sa femme
La femme dans cette histoire est très triste. Elle dépend totalement de son mari, personne pour laider.
Jaimerais bien lire vos avis. Jespère que cette femme réussira à se faire entendre et à partager son opinion avec son mari.
Chères femmes françaises, noubliez pas : nous sommes libres ! Vous pouvez exprimer votre avis, ça ne peut pas être grave. Ce nest pas comme si votre mari allait demander le divorce parce que vous posez une condition. Et même si cela arrive, cest que ces sentiments nétaient pas sincères. Respectez-vous mutuellement et offrez-vous de la joie.