Elle croyait qu’il était sans le sou, mais la vérité l’a bouleversée !

On croit souvent tout savoir en voyant quelquun entrer dans une pièce, mais aujourdhui, jai été le témoin dune scène qui ma rappelé comme cette idée peut être trompeuse.

Cétait dans une grande concession très chic du centre de Paris, là où les vitrines reluisent et les voitures sport brillent sous les projecteurs. Jétais venu incognito, vêtu simplement dun sweat gris et dun jean un peu usé le contraire du costume-cravate quon attendrait dans ce genre dendroit. Jétais appuyé nonchalamment contre une superbe Alpine neuve, lorsque jai vu arriver une jeune conseillère commerciale vers moi, son tailleur impeccable et ses escarpins parfaitement cirés. Sur son visage, un sourire hautain et un regard glacial.

En sarrêtant devant moi, elle ma désigné la sortie dun geste sec :
« Larrêt de bus se trouve par là, mon vieux. Merci de ne pas toucher à la voiture, tu nas sans doute même pas les moyens den regarder le prix. »

Je nai pas bougé dun pouce, gardant mon calme. Jai doucement remonté la manche de mon sweat pour jeter un coup dœil à ma montre. Cest alors que la porte du bureau de direction a claqué : le directeur général de la concession est sorti à toute allure, visiblement désemparé, réajustant en catastrophe sa cravate et son veston.

Il a dépassé sa collègue sans même lui adresser un regard, puis sest arrêté net devant moi pour sincliner avec respect :
« Monsieur, toutes nos excuses pour lattente, nous ne pensions pas que le propriétaire de toutes les concessions arriverait si tôt ! »

La jeune femme est soudain devenue blême ; elle sest raidie, figée, sa certitude sest évaporée sur-le-champ. Je me suis tourné lentement vers elle, la fixant sans colère, mais avec une profonde déception. Jai avancé de quelques pas et, dune voix basse, je lui ai dit :
« Vous savez, jétais venu aujourdhui pour vous annoncer en personne votre promotion. Mais votre comportement vient de rendre ma décision beaucoup plus simple. »

Bouche bée, elle a tenté de bredouiller quelque chose, sans réussir à prononcer un mot.

Finalement, je me suis adressé au directeur général, dun ton ferme :
« Je ne veux pas de collaborateurs qui jugent les gens sur leur apparence ou leur compte en banque. Veuillez la remercier aujourdhui même. Et préparez les clés de cette voiture je la prendrai moi-même. »

Jai sorti de la poche de mon sweat une carte bancaire noire exclusivement réservée à certains clients dexception, puis je lai tendue au directeur. La jeune femme est restée immobile, au milieu du show-room, me regardant partir, son avenir anéanti en quelques secondes simplement parce quelle avait cru quun sweat-shirt valait moins de respect quun costume.

Ce soir, en rentrant chez moi, jai revécu toute la scène dans ma tête. Largent permet dacheter de belles choses, certes, mais jamais le respect ou léducation. On ne sait jamais qui on a devant soi. Traitez toujours les gens avec considération cest bien la seule vraie richesse qui compte.

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