Comment Tania est devenue maman grâce à la générosité de son cœur…

Comment Camille est devenue maman grâce à la bonté de son cœur

Un soir, alors que je rentrais chez moi à Lyon, je découvris une boîte posée devant la porte de mon appartement. Intrigué, je mapprochai. À lintérieur, recroquevillés lun contre lautre, se tenaient un petit chien et un chat. Leurs regards terrifiés croisaient le mien et ils tremblaient dinquiétude.

Eh bien, quest-ce que cest que ça ? Qui êtes-vous, vous deux ? demandai-je à voix haute, comme si je mattendais à une réponse de leur part.

À ce moment, la porte de lappartement dà côté souvrit et ma voisine, madame Renée, fit son apparition.

Bonsoir Camille, dit-elle dun ton désolé. Tu as vu ? Pauvre Valérie du deuxième étage est partie, et sa nièce na même pas essayé de soccuper de ses animaux.

Tout le monde a refusé de les prendre. Moi, jai déjà un chat qui ne supporte pas les autres, certains sont allergiques… Peut-être que toi et Vincent pourriez les adopter ? Vous navez pas denfants, vous êtes jeunes, et vous gagnez bien votre vie.

On navait pas prévu davoir des animaux, et encore moins deux dun coup… répondis-je, un peu déconcerté.

Il ne vaut mieux pas les séparer. Ils sont très attachés, ils dorment ensemble… Valérie promenait son chien, et le chat allait et venait comme il voulait. Ils sont sages, tu verras.

Tu pourrais les prendre ? insista ma voisine avec un air attendri.

Et si je ne les prends pas, quest-ce quils vont devenir ? demandai-je.

On a dit quon allait les emmener pour les euthanasier. La boîte est déjà là… Lappartement est presque vendu, les nouveaux propriétaires nen veulent pas… expliqua Renée, navrée.

À cet instant, un autre voisin entra dans le hall et jeta un coup dœil vers moi et la boîte.

Ce sont des bêtes calmes, ils mangent peu et sont déjà âgés. Ils nont plus grand-chose devant eux… Personne nen veut… Et cest triste, Valérie les aimait tant.

Daccord, daccord… Je ne peux pas imaginer quon les mette à la piqûre. Comment sappellent-ils ? On nest là que depuis deux ans, on connaît peu de monde, répondis-je finalement. Le voisin poussa un soupir de soulagement et déposa la boîte dans mon entrée.

Le chien, cest Gustave, et le chat, Paulin. Merci encore… ajouta-t-il, posant un billet de vingt euros sur la console avec une laisse. Cest pour commencer, merci encore

Refermant la porte, jenlevai mon manteau puis magenouillai près de mes invités inattendus.

Alors, mes amis ? Vincent va être surpris… Je sens quil va en perdre son latin. Mais il est gentil, je pense quil acceptera cette nouvelle compagnie… dis-je doucement.

Ne vous inquiétez pas, je ne laisserai personne vous faire du mal. Leuthanasie… Quelle horreur, pensais-je tout haut.

Le chat, semblant comprendre mes paroles, sortit prudemment de la boîte et entreprit dexplorer lappartement. Le chien, lui, garda un moment sa position, observant seulement nos mouvements.

Je me rendis dans la cuisine et ouvris le frigo, bien sûr vide de toute nourriture animale. Je fis cuire un peu de riz avec des morceaux de poulet, en me disant que cela conviendrait à ces nouveaux venus.

À ma grande surprise, le chat, après inspection des lieux, rejoignit la cuisine, très intéressé par la gamelle que je venais de poser. Jappelai aussi Gustave.

Il hésita longtemps, mais voyant le chat se régaler et trier les morceaux de viande, il finit par sapprocher et me fixa de ses yeux tristes.

Cest alors que Vincent, mon mari, rentra du travail. Il fut vraiment étonné, mais notre couple se consulta sérieusement. On pensa même à chercher à donner une chance à ces animaux chez quelquun ayant une maison ou un appartement plus grand.

Vincent et moi étions mariés depuis quatre ans et navions acheté cet appartement quil y a deux ans. Nous vivions heureux, amoureux et sans disputes. Seule labsence denfant assombrissait parfois notre bonheur.

Toi qui es si maniaque du ménage, tu ne voulais pas danimaux ! sétonna Vincent.

Jespérais quon aurait un bébé… Mais là, tu vois, ils risquaient leuthanasie. Je ne peux même pas penser à ça… excuse-moi… dis-je, émue aux larmes.

Moi aussi jaime les animaux. Bon, on va sen occuper. Demain jen parlerai au travail, peut-être quun collègue voudra les adopter, répondit Vincent en membrassant.

À partir de ce jour notre vie changea. Le chien et le chat prirent rapidement leurs marques. Leur ancienne maîtresse habitait juste à létage au-dessus, même agencement, même cour, aucun dépaysement.

Mes chéris, vous avez bien trouvé votre place ici, disais-je souvent. On dirait que vous avez toujours vécu avec nous…

Je promenais Gustave trois fois par jour, tandis que Paulin passait par la fenêtre pour ses balades et revenait tout seul, ce qui marrangeait énormément.

Renée, ravie, maidait avec plaisir : elle apportait des os pour Gustave et offrait les restes de son riz à Paulin.

Le soir, Vincent et moi riions de bon cœur en voyant Paulin jouer avec ses nouveaux jouets, tandis que Gustave ronflait paisiblement dans son panier tout neuf.

Les deux compères dormaient toujours ensemble, inséparables. Il était clair quon avait bien fait de ne pas les séparer.

Au bout de quelques mois, nous avions arrêté de chercher preneur : nous étions trop attachés à leur présence pour imaginer les confier à quelquun dautre.

Le week-end, ma mère passait me voir ; elle habitait tout près. Elle aimait beaucoup nos animaux, bien quau début, elle ait été surprise par cette adoption.

Jaurais bien pris le chat, mais mon appartement au troisième étage nest pas pratique : il aime trop sortir… disait-elle.

Je rétorquais immédiatement :

Non maman, cest toi qui viendras les voir quand on partira en vacances. Ce sera ta façon de nous aider : tu pourras arroser les plantes et toccuper de nos compagnons.

Lété arriva et nous partîmes à la mer. Chaque jour, jappelais ma mère, inquiète pour elle et pour mes petits protégés.

Tout va bien, ils sont adorables, mangent avec appétit, dorment ensemble, et je les emmène dans la cour tous les jours. Profitez de vos vacances ! me rassurait ma mère.

À notre retour, jai été touché par la joie de Gustave et Paulin à notre arrivée. Gustave battait de la queue, sautait et gémissait de bonheur.

Paulin, après lagitation, sapprocha de Vincent et, en ronronnant bruyamment, se frotta longuement à ses jambes.

Eh bien, ils nous aiment nos compagnons à quatre pattes, plaisanta Vincent, tout sourire. Je caressai Gustave avant de filer nourrir tout le monde.

Depuis, je me levais plus tôt pour balader Gustave et préparer le petit-déjeuner des deux amis.

Et puis, quelques mois après, non sans émotion, jannonçai à Vincent que jattendais enfin un enfant. Une nouvelle rêvée et tant attendue.

Ma mère disait toujours :

Ce nest pas un hasard si Gustave et Paulin sont arrivés dans ta vie. Un signe du Ciel pour vérifier la bonté de ton cœur, ma fille. Tu as été récompensée, il faut te préparer à être maman désormais.

Certainement, maman. Je ne crois pas aux signes, mais depuis que jai adopté ces deux-là, je me sens déjà bien entraînée : entre le ménage, les soins, la tendresse ce sont presque comme des enfants !

Tu veux que je les prenne le temps que tu toccupes du bébé ? proposa maman.

Non, ça ira. Ils font partie de la famille. Personne ne me dérangera. Venez plutôt promener le bébé dans la cour, ou le garder à la maison quand il dormira.

Nous nous sommes étreints.

La grossesse se passa bien et à terme, je mis au monde un petit garçon. Vincent était fou de joie, comme moi et toute notre famille.

Gustave, déjà âgé et tellement paisible, ne posait aucun problème.

Paulin non plus, lui qui profitait du jardin, bondissait dans le parterre ou grimpait dans le vieux tilleul du fond de la cour. Nous avions fondé une grande et belle famille.

Les vieilles voisines, menées par Renée, racontaient maintenant à tout le quartier comment Camille était devenue maman grâce à la bonté de son cœur.

Renée racontait ça comme une belle histoire vraie, une preuve que lUnivers sait récompenser notre générosité

Et vous, partagez-vous lavis de Renée ? Dites-moi ce que vous en pensez dans les commentaires, et laissez un petit cœur si vous avez aimé cette histoire.

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