Mon frère et sa famille ont voulu s’installer à Paris à mes frais. Mais je leur ai fait comprendre dès le départ que cela n’arriverait pas !

Il y a fort longtemps, mon frère et moi avions une différence dâge de six ans, lui étant laîné. Trois ans auparavant, il sest marié et a choisi de vivre dans lappartement de sa femme à Bordeaux, plutôt que de rester chez nos parents en Provence. Comme le loyer dans la ville était exorbitant, cétait la seule solution convenable pour eux. Quant à moi, jétais marié depuis six ans déjà ; ma femme, Éloïse, originaire de Paris, et moi avions deux jeunes enfants : notre fils Guillaume, âgé de six ans, et notre fille Capucine, qui avait alors quatre ans.

Après notre mariage, nous nous sommes installés dans la capitale, là où nous avions fait connaissance. Mon travail y était également basé ; cela nous permit d’acquérir, grâce à un prêt, un petit appartement dune seule chambre, modeste mais chaleureux.

Un jour, mes parents m’envoyèrent un message pour mannoncer que mon frère et sa famille viendraient passer une semaine chez nous, attendant naturellement que je les héberge. Jétais heureux de revoir mon frère après tant dannées, mais il métait impossible de les accueillir, compte tenu du manque de place : notre famille de quatre personnes partageait déjà un espace exigu.

Après nous être retrouvés à la Gare de Lyon, nous avons passé la journée à parcourir les rues parisiennes. Mes parents insistèrent à nouveau pour que jabrite mon frère, sa femme Amélie et leur fils Léon, à cause du coût excessif de la location dans la capitale. Hélas, cela métait vraiment impossible. Au dîner, je proposai de les accompagner dans un hôtel, mais mon frère réagit avec colère, soutenant quil était de mon devoir de les recevoir chez moi.

Jessayai doffrir dautres solutions : trouver un hôtel convenable, un hostel ou louer un appartement via des amis ; ils refusèrent toutes ces propositions. Il était évident quils voulaient séjourner à Paris à mes frais. Pourtant, je reste convaincu que jai le droit de gérer mon appartement, fruit de notre labeur, comme bon me semble, et que rien ne moblige à offrir lhospitalité contre mon gré.

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